Après des études de lettres classiques et de linguistique comparée, j’ai obtenu l’agrégation de grammaire en 2016. D’abord doctorant contractuel (2017-2020) à l’université de Paris Nanterre (codirection avec l’EPHE), j’ai ensuite été nommé ATER à l’université de Paris Nanterre (2020-2021), puis au Collège de France (2021-2023). J’ai soutenu une thèse de doctorat en 2024 sous la codirection de William Marx (Collège de France) et Pierre Vesperini (CNRS) intitulée Une histoire des pratiques lettrées antiques et de leurs mutations : l’exemple de la pragmatique des textes attribués à Apulée. Je suis également chercheur boursier de l’Ecole française de Rome (2020 et 2021) et désormais postdoctorant à plein temps à l’Université catholique de Louvain (depuis 2024).
Mon travail de recherche porte sur la pragmatique des textes antiques avant la constitution de la littérature comme champ autonome. Nourri d’anthropologie et d’histoire culturelle, il interroge tant les textes que les autres réalités dans lesquelles ils s’inscrivent et trouvent leur sens (espaces et iconographie, droit et juridiction, rapports socio-politiques, etc.). Par sa dimension diachronique, cette approche me permet de comprendre l’écart culturel qui existe entre des pratiques littéraires modernes et des pratiques antiques, qui apparaissent parfois à tort comme leurs équivalents. C’est dans cette confrontation et les enjeux proprement littéraires (par exemple les questions de généricité ou de réception) que se situe l’aspect le plus comparatiste de mon travail.
